Lorsque j’étais à l’université — j’avais alors environ seize ans — l’un de mes professeurs de littérature française semblait me prendre en affection ; il appréciait mes dissertations et les lisait même aux autres classes ! Nous avions également un journal étudiant, auquel je participais activement. Avec le recul, je réalise que c’était une préparation à la mission de ma vie.
Lorsque Dietrich enseignait à l’université, il m’arrivait de lui demander : « N’es-tu pas censé écrire des livres ? Un chaque année ? » Il me répondait : « Bien sûr que si, mais je suis trop occupé pour l’instant ! » Je lui rétorquais alors : « Oui, mais tu as quelque chose à dire. »
Un Noël, alors qu’il enseignait à Vienne, mon mari a été victime d’un accident vasculaire cérébral. Durant son séjour aux soins intensifs, il a voulu que je lui apporte tous les travaux qu’il devait corriger. J’ai refusé et j’ai contacté l’université à sa place.
J’ai pris soin de mon mari pendant sept ans. Ce fut une épreuve, mais nous étions là l’un pour l’autre. Durant cette période, nous avons fait la connaissance des Tanabe, nouant avec eux une amitié professionnelle renouvelée.
Le premier jet du premier livre de Dietrich est arrivé alors qu’il se trouvait à l’hôpital de San Diego. Il a tenté de le lire, mais en vain.
Je lui ai alors dit : « Je vais m’occuper de tout ! » C’étaient là les règles du cœur.
Il a vécu sa vie en mettant en pratique l’amour véritable. L’amour véritable comme mode de vie.
Aujourd’hui, je suis heureuse de vous annoncer que nous célébrerons bientôt ses dix années passées dans le monde spirituel — un monde où, pour nous, il n’existe aucune barrière, mais seulement un mince voile que nous pouvons franchir pour nous retrouver encore et encore!
Ce sont là les règles du ❤️ cœur.
monde spirituel
À propos de Catherine
Mon amie Christine m’a parlé de sa sœur Catherine, décédée d’une leucémie à l’âge de 19 ans. Christine avait alors 20 ans et elles étaient très proches. À l’école, elles trouvaient des surprises dans leurs sacs à dos, préparées par l’autre, comme des biscuits, des friandises ou un petit mot. Ainsi, leur lien affectueux se prolongeait au-delà de ce monde.
Une semaine avant son décès, Catherine a vécu une expérience spirituelle. Elle a raconté qu’un être de lumière était venu la prendre dans ses bras et lui avait dit que ses souffrances prendraient bientôt fin. Il pouvait s’agir de Jésus ou d’un ange accompagnant les âmes dans leur passage vers l’autre monde.
Ce matin, pour la fête des Mères, Catherine est apparue à Christine pour lui souhaiter une bonne journée.
J’ai demandé à Christine : « Comment t’apparaît-elle ? » Elle a répondu : « Comme dans un rêve, mais c’est bien réel. »
En effet, ses ancêtres, comme son père et sa mère, sont présents à tous les anniversaires de chaque membre de la famille. Christine les voit heureux de célébrer ensemble.
Bientôt, ces deux mondes ne feront plus qu’un et nous pourrons passer du temps ensemble à notre guise. Ce sera le début du Royaume des Cieux, où tout ce qui a été séparé sera de nouveau réuni. À l’image de notre esprit et de notre corps, les relations difficiles s’harmoniseront, la paix régnera dans les pays divisés et parents et enfants retrouveront l’amour. J’aspire à ce monde.