Lorsque j’étais à l’université — j’avais alors environ seize ans — l’un de mes professeurs de littérature française semblait me prendre en affection ; il appréciait mes dissertations et les lisait même aux autres classes ! Nous avions également un journal étudiant, auquel je participais activement. Avec le recul, je réalise que c’était une préparation à la mission de ma vie.
Lorsque Dietrich enseignait à l’université, il m’arrivait de lui demander : « N’es-tu pas censé écrire des livres ? Un chaque année ? » Il me répondait : « Bien sûr que si, mais je suis trop occupé pour l’instant ! » Je lui rétorquais alors : « Oui, mais tu as quelque chose à dire. »
Un Noël, alors qu’il enseignait à Vienne, mon mari a été victime d’un accident vasculaire cérébral. Durant son séjour aux soins intensifs, il a voulu que je lui apporte tous les travaux qu’il devait corriger. J’ai refusé et j’ai contacté l’université à sa place.
J’ai pris soin de mon mari pendant sept ans. Ce fut une épreuve, mais nous étions là l’un pour l’autre. Durant cette période, nous avons fait la connaissance des Tanabe, nouant avec eux une amitié professionnelle renouvelée.
Le premier jet du premier livre de Dietrich est arrivé alors qu’il se trouvait à l’hôpital de San Diego. Il a tenté de le lire, mais en vain.
Je lui ai alors dit : « Je vais m’occuper de tout ! » C’étaient là les règles du cœur.
Il a vécu sa vie en mettant en pratique l’amour véritable. L’amour véritable comme mode de vie.
Aujourd’hui, je suis heureuse de vous annoncer que nous célébrerons bientôt ses dix années passées dans le monde spirituel — un monde où, pour nous, il n’existe aucune barrière, mais seulement un mince voile que nous pouvons franchir pour nous retrouver encore et encore!
Ce sont là les règles du ❤️ cœur.