Lorsque mon mari était encore parmi nous, il laissait échapper, ici et là, au fil de notre quotidien, un mot ou une phrase qui avait une profonde signification pour moi. Je pouvais y réfléchir pendant des jours.
Je me souviens qu’il disait : « LE BONHEUR, C’EST UNE VIE BIEN VÉCUE. »
Comment, alors, construire une belle vie ?
Il citait aussi la question récurrente de Socrate : « Comment vivre une vie bonne ? » Il disait qu’une vie bonne se construit en vivant une vie vertueuse, en vivant selon les vertus. Telle était la formule simple des Grecs pour une conduite éthique.
Dans mon expérience de construction d’une relation heureuse et épanouissante avec Dietrich, une vie bien vécue était une vie où nous aimions notre prochain. Servir les autres nous apportait du bonheur, prendre soin du monde nourrissait des sentiments profonds l’un envers l’autre. Nous savions que prier pour les autres apportait non seulement du réconfort à la personne pour laquelle nous priions, mais aussi une joie profonde à notre âme.
Parfois, le prochain le plus proche était le conjoint que nous devions aimer même lorsque c’était difficile, et pourtant nous y parvenions. Parfois, c’était le fils ou la fille prodigue, que nous pensions avoir perdu à jamais.
On ne peut pas construire son bonheur sur le malheur des autres. Le bonheur de son enfant prime sur le sien. On ne peut pas abandonner sa famille. Ce serait le malheur, et non le bonheur.
En d’autres termes, ce qui unit un couple, ce n’est pas seulement le sexe, mais un objectif commun enraciné dans un amour engagé. C’est être prêt à faire des sacrifices pour le bien du mariage et de la famille, et faire chaque jour des choix en discernant le bien du mal, le sacré du profane.
Ainsi, bien vivre signifie faire constamment les bons choix, en développant notre caractère selon les vertus et selon les principes de Dieu, jusqu’à devenir le véritable amour l’un de l’autre. Nous ne pouvons jamais nous séparer, car les familles heureuses font un monde heureux.
Nous ne faisions pas partie de la culture de l’« Égoïsme », mais en faisant des choses ensemble pour les autres, nous étions de meilleurs amants, et nous nous donnions un amour véritable. Nous avons construit une belle vie qui valait la peine d’être vécue. C’est notre trésor secret pour l’éternité.