Un samedi, dans ma ville natale de Saint-Jean-de-Maurienne, j’ai eu l’idée folle d’installer un stand de livres, avec mes propres ouvrages et ceux de mon mari, au milieu du marché. Dans un pays qui manque totalement de respect envers Dieu, les religions, et surtout les nouvelles religions et les nouvelles idées.
Les livres sont tous en anglais. Ce sont des nourritures pour l’âme. Ils témoignent de notre vie et des raisons qui nous poussent à agir ainsi. Ils racontent comment j’ai trouvé le véritable amour et Dieu ; comment j’étais perdue puis retrouvée ; comment la persécution a forgé mon caractère et m’a donné la force de tenir bon.
Après 54 ans d’expérience, j’entends désormais des choses au plus profond de mon cœur et de mon âme. Je peux guérir les blessures. Je possède des armes spirituelles invisibles. Je peux transformer la haine en amour. Partout où je vais, j’apporte du vin sacré et de l’eau bénite.
Dans mon enfance, l’un de mes oncles, l’oncle Jean, se rendait fréquemment à Lourdes, dans le sud de la France, où il buvait et recueillait l’eau miraculeuse à l’endroit où Sainte Bernadette a vu de nombreuses apparitions de la Vierge Marie. Il m’en donnait toujours un peu. Je la buvais en pensant au surnaturel.
Ce jour-là, au marché de Saint-Jean, j’étais très courageuse. J’étais seule, en apparence. Mais à mes côtés se tenait une multitude d’êtres spirituels, me soutenant et m’encourageant comme des anges, des saints du ciel et de bons ancêtres. Jésus était là, la Vierge Marie aussi, et Jean-Baptiste, puisque Saint-Jean porte son nom.
Après qu’une femme m’ait pointée du doigt avec colère, une autre est venue, accablée par une profonde douleur et une grande angoisse, représentant tous les habitants de cette ville. Je l’ai écoutée et j’ai absorbé toute sa souffrance pendant une heure. L’amour guérit, l’amour pardonne, l’amour renouvelle notre âme. Elle a bu le vin sacré et a reçu l’eau bénite, laissant toutes ses souffrances s’envoler dans la stratosphère.
L’amour guérit tout ! Oui, l’amour guérit tout !