Ces lettres ont été écrites en 1977, à une époque où il n’y avait ni téléphones portables ni SMS. Nous les écrivions à la main, les timbrions et les envoyions par la poste. Et je les ai toutes conservées. Ce sont des trésors précieux, témoignages d’une vie d’amour véritable avec notre Père céleste et l’un pour l’autre. Seule la dernière lettre, écrite à Dietrich après son décès, a été rédigée sur ordinateur, après 40 ans de vie commune.
J’ai véritablement ressenti l’amour de Dieu lorsque j’ai rencontré mon mari Dietrich, et en plongeant mon regard dans ses yeux, ce fut comme une expérience spirituelle, un voyage à travers un tunnel menant au Ciel, où j’ai perçu Dieu et son amour profond. Dieu me regardait à travers Dietrich. Notre plus cher désir est que chacun puisse vivre un amour véritable avec notre Père céleste et avec son conjoint. Avec Dieu, tout est possible.
Chère Elisabeth, tu occupes mes pensées plus que mes études. Le Père céleste a accompli un de ses miracles pour nous réunir. Ma vision de la vie a complètement changé depuis que je suis marié. Je t’envoie tout mon amour, ton Dietrich
Cher Dieter, mon cœur se remplit de chaleur quand je pense que le Père céleste m’a choisie pour être ta femme. Je prierai davantage pour toi, avec tout mon amour, Elisabeth
Chère Elisabeth, je pense souvent à toi et je ressens parfois très intensément ton esprit pur dans mon cœur. Je me sens très proche de toi et je demande au Père céleste de nous guider avec force dans la construction de notre relation. Construisons patiemment ce qui durera pour l’éternité, ton Dietrich
Chère Elisabeth, je veux remercier notre Père céleste et toi pour ce dimanche d’une beauté unique que nous avons pu vivre ensemble. Mon cœur est rempli d’une joie indescriptible quand je pense à toi, et réaliser que Dieu nous a réunis pour l’éternité est une émotion trop forte pour être contenue dans mon cœur. J’ai envie de déborder de joie et d’embrasser le monde entier. Nous goûtons un petit peu de l’amour de Dieu. Comme ce sera beau quand le monde entier pourra accueillir pleinement la présence de Dieu et répondre à son amour invincible ! Plus je pense à toi, Elisabeth, plus je suis convaincu que tu es la seule qui puisse être ma femme. Je t’envoie tout mon amour, Dietrich
Très cher Dietrich, mon amour, je t’aime ! Merci du fond du cœur pour ces 40 années passées ensemble sur terre. C’était merveilleux. Des moments de bonheur comme au paradis ; des moments difficiles comme l’enfer ; des moments extraordinaires où le monde nous appartenait ; des moments de larmes jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Dans la santé comme dans la maladie, je t’ai toujours aimé. Je sais que toi aussi.
Je dois dire que nous étions toujours liés par une énergie très spéciale, comme un élastique. Si nous nous éloignions trop, cet élastique ne se tendait pas davantage, mais nous ramenait au point de départ. Tu savais accepter mes défauts, et je rendais ta douceur plus piquante. Nous avons eu de belles disputes ; tu me pardonnais toujours. Il me fallait plus de temps pour digérer les souvenirs difficiles, mais finalement, j’y arrivais aussi.
Il ne reste donc que l’amour véritable que nous ressentons l’un pour l’autre, car nous avons toujours associé notre Père céleste à tout ce que nous faisions. Je crois que c’est la conclusion de notre belle vie ensemble sur terre, avec notre Dieu que nous aimons tous les deux. Sans cet idéal, notre vie n’aurait vraiment aucun sens. Je suis tellement reconnaissante que tes dernières paroles sur terre aient été : « Je serai toujours avec toi, pour toujours ensemble. » Cette phrase me donne de la force et un nouvel élan, car nous sommes maintenant dans deux mondes différents, séparés mais unis.
Que Dieu te bénisse, Elisabeth.
Je souhaite simplement ajouter que le véritable amour est éternel, et que nous continuons à grandir ensemble et à nous aimer, depuis deux mondes différents.